Alors qu’il ne reste que deux parties à disputer avant la fin de la saison régulière, bien des scénarios sont encore possibles pour les équipes en queue de peloton.
Le réveil des Nomades et des Faucons combiné aux 4 défaites consécutives subies par le Notre-Dame donne, en effet, tout son sens à la notion d’un sprint final.
Du côté des Lynx du Cégep Édouard-Montpetit, la saison s’est jouée dimanche dernier. Il restera toujours l’année prochaine pour les Cubs de la division 1 du football collégial…
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Perchés dans les hauteurs du classement, les Cougars et les Cheetahs viennent sauver l’honneur des félins avec des premières places coulées dans le béton. Parions que la date du 10 novembre est déjà encerclée dans leur calendrier respectif.
Restent les Élans (qui, à toutes fins pratiques sont déjà qualifiés) et les Spartiates, probablement les deux équipes les plus intrigantes de la ligue. Comment se débrouilleront-elles lors des éliminatoires? Réussiront-elles à vaincre leurs démons (ou chatons…c’est selon…)?
CLASSEMENT ACCROFOOT
1. Cougars de Champlain-Lennoxville (7-1)
Armés d’une ligne offensive parmi les meilleures du circuit, les Cougars de l’entraîneur-chef Jean-François Joncas démontrent semaine après semaine qu’ils peuvent générer de l’offensive. La performance du porteur Vincent Alarie-Tardif (36 portés, 179 verges, 2 touchés) face aux Élans, la semaine dernière, font de lui le joueur le plus utile à son équipe. Seule ombre au tableau, la performance de la défensive (qui a accordé 37 points contre les Élans) se devra d’être meilleure si les deux équipes se croisent durant les séries. Les Cougars affichent en effet une moyenne de points accordés par match de 19 alors que contre les Élans, cette moyenne s’élève à 34… Il est grand temps de changer de numéro.
2. Cheetahs de Vanier (7-1)
Leurs deux victoires in extremis face aux Spartiates (par trois points chaque fois) leur vaudront l’avantage d’une semaine de congé début novembre. Ils bénéficient donc de trois semaines de préparation avant la demi-finale. Le jeu aérien revêt une importance capitale pour Hugo Richard et son unité offensive. Si jamais la température volatile du mois de novembre venait freiner cet aspect de leur attaque, leur unité de porteurs pourrait se voir confier de très lourdes responsabilités.
3. Spartiates du Vieux Montréal (5-3)
L’entraîneur-chef Chérif Nicolas aime remettre le ballon à ses porteurs. Sa stratégie, aussi simple soit-elle, risque de porter fruit dans le froid et l’humidité des matchs automnaux. Jusqu’ici, la charge de travail imposée à la recrue Mike Brian Lusikila ne semble pas le ralentir lui qui accumule les verges et les premiers essais au rythme d’une horloge suisse. La présence à ses côtés du surprenant Wilfrid Junior Bien-Aimé ainsi que du vétéran Sean Erlington (qui a peu joué la semaine dernière visiblement blessé) devrait l’aider à maintenir la cadence d’ici la fin du mois. Les Spartiates constituent le « sleeper pick » parfait pour tous les amateurs de paris sportifs en vue des éliminatoires.
4. Élans de FX-Garneau (4-4)
Les Élans sont jeunes et ça parait. On sait rarement à quoi s’attendre alors qu’ils enchaînent les performances surprenantes et les sorties à oublier. Bien qu’ils aient amplement de munitions offensives, la cohésion défensive des protégés de l’entraîneur-chef Jean-François Bergeron laisse parfois à désirer. Les blessures et le roulement du personnel y sont évidemment pour beaucoup. La bonne nouvelle? Leurs performances devraient s’améliorer et atteindre leur sommet au début du mois prochain. C’est là, alors que la véritable saison commencera, qu’il sera possible de juger la réelle étendue du talent des hommes en vert.
5. Nomades de Montmorency (3-5)
Depuis le retour de Benoit Lacasse (QB) et de Stephen-Louis Phanor (REC), les Nomades ont cumulé une fiche de 3-1 en plus de faire passer leur moyenne de points marqués par match de 10.5 à 24. La semaine dernière, alors que les Lynx se devaient de gagner s’ils voulaient accéder aux éliminatoires, les Nomades les ont limités à un maigre trois points démontrant par le fait même que leur défensive était capable d’offrir de bonnes performances à l’occasion. Le pari qu’a pris la formation lavalloise de reconstruire son programme devrait éventuellement rapporter. De voir se pointer les premières lueurs de potentiel si tôt doit être une agréable surprise pour une équipe que tous voyaient croupir dans les oubliettes de la division.
6. Notre-Dame de Notre-Dame-de-Foy (3-5)
Après un départ canon, le Notre-Dame a ralenti la cadence, baissant pavillon lors de ses quatre dernières rencontres. Leur dernière défaite, face à leurs grand rivaux de Lévis-Lauzon, a dû avoir l’effet d’une cuillérée de sel sur une coupure encore fraîche. Ils devront toutefois s’en remettre rapidement puisque leurs deux prochaines parties s’annoncent particulièrement ardues. Heureusement, leur défensive avare leur permet d’avoir l’ascendant mathématique sur les Faucons au classement. À moins d’un effondrement des Élans et des Cougars face aux Faucons dans les prochaines semaines, les chances du Notre-Dame d’atteindre la terre promise demeurent bien réelles.
7. Faucons de Lévis-Lauzon (2-6)
Alors que leur avenir semblait bien glauque il y a deux semaines à peine, les Faucons sont revenus dans la course pour le troisième rang de la section nord-est. Ils doivent cependant réussir l’impossible : battre coup sur coup les Élans et les Cougars, une mission qui risque fort d’être impossible pour la formation nouvellement promue en division 1. Mais, sait-on jamais? Certains vétérans pourraient décider d’épater la galerie lors de leur dernier tour de piste au collégial! Je leur souhaite.
8. Lynx d’Édouard-Montpetit (1-7)
La peau du Lynx est tannée, lustrée et vendue. Leur dernière défaite face aux Nomades a cloué le cercueil de leur saison 2012 qui, malgré les apparences, ne fut pas le désastre anticipé. La défensive des Lynx, entre autres, en a surpris plusieurs et le meilleur est à venir dans leur cas. Au niveau de l’attaque, le temps est maintenant venu de penser au futur et d’évaluer le talent des jeunes en place. Les Mikael Horvat, Régis Cibasu, Anthony Lapointe, Arnaud Savoie, et compagnie forment une base sur laquelle les entraîneurs devront bâtir de manière à améliorer l’offensive du club à long terme.




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