Ligues, Universitaire — 01/01/2012 at

BILAN DES REDMEN DE MCGILL : C’EST L’HEURE DES DÉCISIONS

Bobby Mikelberg, receveur, McGill. Photo: Benoît Simard

Je débute donc cette nouvelle catégorie intitulée “BILAN de fin de saison” avec les équipes dont la saison est terminée. Les 2 clubs exclus des séries sont aussi les 2 clubs à la recherche d’un entraîneur chef pour l’an prochain. Coincidence?

Voici donc, le bilan de fin de saison des Redmen de McGill.

McGILL REDMEN (0-9)

Une autre saison se termine sur le campus de l’Université McGill, une autre saison sans séries éliminatoires, une autre saison sans victoires…  C’est une triste époque pour les fans des Redmen qui n’ont rien à se mettre sous la dent. Performances erratiques des quarts tout au long de la saison, un jeu décousu en défensive, des unités spéciales médiocres.. Si ce n’était de la performance du plaqueur défensif de 5e année Ben Thompson, du jeu du receveur de 5e année Bobby Mikelberg (3e receveur au Qc) et de l’espoir qu’amènent les frères Kuproski(porteur et quart), il y aurait très peu de positif à tirer de l’année 2011 des Redmen.

En fait, l’édition 2011 a probablement régressé plutôt que progressé au fil des semaines. Les rouges ont trouvé, semaines après semaines, de nouvelles façons de perdre des matchs, bousillant des avances en 2e demie ou se faisant bloquer des bottés à proffusion, nottament.

L’entraîneur chef Sonny Wolfe a quitté le navire en milieu de saison, laissant la place à Clint Uttley, son successeur pressenti. Le motif de ce départ hâtif était de permettre au programme de progresser en vue de 2012, sous les ordres de leur nouveau coach. Le VRAI motif était de créer une occasion d’évaluer coach Uttley avant de lui donner le job. Et bien avec 3 défaites à ses 3 départs comme entraîneur chef par intérim, coach Uttley n’a démontré aucune amélioration, se faisant pulvériser par Montréal, Bishop’s et Concordia (les 3 clubs ayant terminé directement devant lui au classement). Ainsi, l’Université McGill est à l’heure des choix: doivent-ils garder coach Uttley ou non?

En fait, la vraie question est plutôt:

Les Redmen de McGill veulent-ils être compétitifs dans la conférence Québec?

Vrai que les Redmen n’aligneraient pas les défaites de la sorte s’ils jouaient dans une autre conférence, sauf que la réalité est qu’ils jouent dans la conférence Québec et que ça ne changera pas.

McGill a un problème, un gros problème, un problème bien plus important que tout autre: ils ont un problème de recrutement. Expliquez-moi comment l’Université McGill fait pour ne pas être en mesure d’inciter plus d’athlètes à venir étudier à leur université et à venir jouer pour leur prgramme. On parle de l’une des meilleures universités AU MONDE, de l’un des programmes qui dispose des meilleures installations sportives au Québec, d’une université disposant d’un campus à faire rêver, d’un emplacement idéal au coeur de Montréal, d’un groupe d’alumni dont les poches débordent, d’un bassin d’étudiant prêt à supporter leur équipe quoi qu’il arrive…

Bon, on entend déjà résonner les commentaires habituels: les critères d’admission sont trop restrictifs, bla bla bla. Et bien vous savez quoi, c’est faux ! Je vous invite à consulter un article paru dans The Gazette (en anglais) il y a de cela quelques semaines à ce sujet. Je continuerai donc mon argumentaire en tenant pour acquis ces faits qui disent que l’Université McGill ne demande pas des critères plus élevés qu’ailleurs, comme au HEC ou en enseignement à Bishop’s, par exemple.

Pour être compétitif sur le terrain, les Redmen doivent être compétitif au niveau du recrutement, c’est la base du football universitaire. Et la base du football universitaire québécois, c’est le recrutement en sol québécois.

Les Redmen de McGill doivent être apte à recruter le talent québécois, le talent frnacophone. En 2011, les universités anglophones ont perdu tous leurs matchs face aux universités francophones, TOUS. Ce n’est pas une coincidence: le système du CEGEP produit du meilleur talent que les autres systèmes, point.

En alignant la pire offensive, la pire défensive et les pires unités spéciales de la ligue, il est temps pour les Redmen de faire le ménage, un grand ménage. Il est temps pour les Redmen de redevenir une équipe pertinente dans le football universitaire québécois.

Si j’étais une des personnes apte à prendre une telle décision pour McGill, la première personne que j’appelerais pour lui offrir le poste d’entraîneur chef est nul autre que Marc Santerre.

Gradué en droit de l’Université McGill, coach Santerre est un as recruteur, c’est sa principale force. Un homme qui s’exprime aussi bien en anglais qu’en français, Santerre est avant tout un motivateur, un orateur, un homme qui peut inspirer la confiance à une équipe qui en a grandement besoin. Oubliez l’image des Carabins, Marc ne répéterait pas la même erreur 2 fois. Offrez-lui les clés de McGill et je vous assure que le programme sera compétitif d’ici 2-3 ans.

Pour Marc, il s’agirait d’un beau défi, d’une occasion de retourner à son alma mater,  d’enseigner le droit, le football et… la vie.

Une opportunité comme celle-ci ne se présente pas souvent et j’ose espérer que les dirigeants de McGill reconaissent le besoin criant de leur programme: le besoin d’être plus qu’une simple bosse sur le parcours de leurs adversaires, le besoin d’être pertinent de nouveau, le besoin d’être plus que ceux qui jouent sur le terrain des Alouettes…

Engager coach Santerre n’est pas la seule solution, mais franchement, j’ai bien hâte de voir s’il y en a une meilleure…

4 Comments

  • Belle analyse et bonne suggestion afin de faire avancée ce programme…..qui ne l’oublions pas a été la première université québécoise a gagné la COUPE VANIER….avec un tas de joueur francophone! Santerre a McGill = succes!

  • Bien dit JP mais faudrait aussi reconnaître que le modèle CEGEP produit des athlètes plus accompli ( voir plus vieux-mature ) dont ceux qui sont conféré un diplôme provenant du système ”high school”, les recrues traditionnel des Université anglophone finalement. Peut-être un argument logique pour expliquer le déséquilibre. Cela dit on doit quand bien même se demander comment Queen’s ( 2009 ) et Mac ( 2011 ) ont réussi eux à remporter la Coupe Vanier face aux même contraintes – un ”head-scratcher alors ?”

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