La saison est maintenant terminée pour 2 autres équipes de la conférence Québec: les Stingers se sont fait éliminer par le Rouge et Or alors que le Vert & Or a perdu contre les Carabins.
Voici donc le Bilan de fin de saison des Stingers de Concordia, une équipe qui a déçu en 2011… et qui joue à l’autruche quant vient le temps d’expliquer ses résultats…
CONCORDIA STINGERS (4-5)
Coach McGrath y est allé de déclarations chocs dans les médias hier au sujet de la disparité entre les universités québécoises: francophones vs anglophones. Je vous invite à lire cet article publié dans The Gazette intitulé “Something must change” puisque je ferai référence aux propos du coach. Vous pouvez tout de même suivre mon article sans problème sans le lire…
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Avant d’écrire quoi que ce soit, voici des statistiques sur la saison 2011 des Stingers:
Offense:
- 227 points, 3e au Qc
- 235 verges /match par la passe, 5e
- 18 revirements commis: 4e
- 104 verges / match au sol: 3e
- Pénalités contre: 79 verges / match: 2e
- 30 Sacks du quart contre : 6e
- Offensive totale: 6e au Qc
- Temps de possession en attaque: 25 mins: 6e
Defense:
- 246 points accordés, 4e au Qc
- 273 verges accordées / match par la passe, 5e
- 23 revirements causés: 3e
- Sacks du quart: 3e
- 100 verges accordées / match au sol: 3e
- Défensive totale: 4e au Qc
Unités Spéciales:
- Retours de bottés d’envoi: 4e au Qc
- Bottés de dégagements: 6e
- Retours de bottés dégagement: 1er
- Placements: 57%: 6e
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Voilà qui donne une image globale de la saison des Stingers. Les statistiques ne mentent pas, elles relatent des faits. Les faits disent ceci sur la saison 2011 de l’équipe de coach McGrath:
Offensivement, ils ont été les pires de la ligue dans 3 catégories: temps de possession, verges totales et sacks du quart accordés. Il est bien difficile de gagner des matchs de foot lorsque tu ne protèges pas ton quart-arrière et ne contrôle pas le ballon. L’ajout de l’ancien Alouettes Bryan Chui comme coach de la ligne à l’attaque ne donne pas les résultats escomptés, alors que l’attaque sans-caucus utilisée strictement lors des premiers matchs de la saison ne peut expliquer le faible temps de possession.
Défensivement, on parle d’un effort un peu meilleur, quoiqu’extrêmement décevant venant d’une unité défensive que l’on voyait parmis les meilleures de la conférence. Il est tout simplement abhérant de voir qu’ils forment la 5e défensive contre la passe alors qu’ils étaient bourrés de talent à la position de demi-défensif. Inacceptable…
Il faut toutefois souligner la saison exceptionnelle du joueur défensif par excellence au Québec, le secondeur Max Caron. Il est le meneur au Canada en terme de plaqués et de touchés défensifs en plsu de mener le Québec avec 5 interceptions. Il remportera dans 3 semaines son premier titre de joueur défensif au Canada, premier de plusieurs? Il n’en est qu’à sa 2e année sur le circuit universitaire…
Sur les unités-spéciales, c’est en 2 temps: un botteur recrue qui a joué comme une recrue toute la saison et un groupe de retourneurs de premier plan, menés par le All Star Kris Robertson. On ne peut être tant impressionné de la performance des teams, alors que coach McGrath nous avait habitué à un jeu de botteur (kicking game) de premier plan.
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Revenons maintenant au fameux texte de coach McGrath dans The Gazette, texte qui s’intitule “Something must change” (quelque chose doit changer). Par le biais de cet article, un coach hautement respecté dans le milieu du football universitaire québécois vient selon moi de perdre beaucoup de crédibilité. Il déplore le manque de ressources, d’installations, d’argent et un désavantage géographique quant au recrutement. En pointant du doigt des facteurs externes à son équipe, coach McGrath joue à l’autruche, il cherche des excuses.
Alors que son équipe aligne année après année des joueurs qui sont parmis les plus talentueux au Québec, les résultats se font attendre. En 2008, les Stingers ont atteint la coupe Dunsmore et ont failli battre le Rouge et Or dans un match de haut calibre. Comment, en l’espace de 3 ans, la situation a t-elle pu devenir si injuste qu’elle puisse expliquer toutes les déboires d’une équipe comme les Stingers?
Avec une salle d’entraînement flambant neuve et un dôme permettant de pratiquer sur du gazon artificiel 12 mois par année, les Stingers disposent d’installations plus qu’adéquates. Au cours du dernier hors-saison, les Stingers étaient la seule équipe au Québec qui disposait d’un terrain artificiel sur le campus même de l’université; universités francophones comprises…
Désavantage géographique au niveau du recrutement? Voici un fait: en 2011, la cuvée de recrutement de Concordia n’incluait qu’un seul membre de l’édition championne du bol d’or des Cheetas de Vanier, alors que par le passé la grande majorité des Cheetas s’alignaient année après année avec les bourgognes. Vrai que de recruter ailleurs au Canada anglais coûte plus cher, mais il est inexcusable de laisser filer le produit anglophone québécois issu des rangs collégiaux.
Pour ce qui est de ressources financières, coach McGrath a raison. Avec seulement 2 entraîneurs à temps plein, il est plus difficile de rivaliser avec les autres universités qui en alignent 3 ou 4. Mais est-ce vraiment là que tous les problèmes commencent?
Ce qui doit changer à Concordia, c’est avant tout l’attitude de l’organisation, l’approche de l’équipe face à un football universitaire québécois qui évolue plus vite qu’ailleurs.
Les Stingers de Concordia sont une organisation hautement respectée partout au Canada, notamment dû au fait qu’ils ont aligné le meilleur joueur défensif au Canada 4 fois (bientôt 5) au cours des 8 dernières années. Sauf que dans une ligue québécoise qui évolue à la vitesse grand V, une équipe ne peut se permettre de s’assoir sur sa réputation: il faut être proactif, visionnaire, innovateur. Le Rouge et Or de l’UL a battu les Stingers en fin de semaine dernière non pas parce qu’ils alignent plus d’entraîneurs à temps plein, mais plutôt parce que le Rouge et Or tente constamment de s’améliorer, de trouver de nouvelles stratégies, de perfectionner son jeu.
Pendant ce temps à Concordia, on joue toujours le même système offensif qu’il y a 4 ans, soit à 5 receveurs, sans motions, sans saveur: une attaque beaucoup trop prévisible qui permet aux défensives adverses de s’amuser, sachant ce qui s’en vient. Alors que toutes les offensives de la conférence Québec se diversifient, alignant plusieurs formations et différents personnels, l’offensive de coach McGrath stagne.
Pendant que les défensives adverses allient ingéniosité et stratégies pour défendre les meilleurs éléments adverses, les Stingers persistent.
Alors que tous visent à se diférencier, les Stingers s’entêtent.
Je n’ai pas vu tous les matchs des bourgognes cette année, certes, mais au cours des 3-4 matchs que j’ai vu, c’est ce que j’ai remarqué. Voici un exemple: en 2e moitié de saison, alors que toutes les équipes adverses ont optées pour des plans nouveaux dans le but freiner Simon Charbonneau-Campeau, les Stingers se sont présentés à Sherbrooke en lui donnant une simple couverture, comme s’ils n’affontaient pas le joueur qui a marqué 3 touchés lors du premeir affrontement entre les 2 clubs. Bien chanceux pour eux que SCC et Jay Roch aient connus ce jour là leur pire match de la saison car Simon aurait fort probablement établi de nouveaux records face à ce look défensif désuet.
Finalement, permettez moi de revenir sur un autre sujet abordé par coach McGrath: le recrutement. Le recrutement n’est pas déficient à Concordia, loin de là. S’il y a une chose qui va bien à Concordia, c’est le calibre des joueurs qui touchent le terrain. Il y a dans ce club plus d’athlètes que dans 90 % des autres programmes universitaires au Canada. Les Reid Quest, Kris Bastien, Sanchez Deschamps, Edem Nyamadi et Raul Thompson en attaque et les Max Caron, Kris Robertson, Nicolas Humm et Nathan Taylor en défense sont parmis les joueurs ayant le plus de potentiel au Québec.
Pourtant, ils connaissent les résultats qu’on leur connaît…
Et bien ne soyez pas surpris d’apprendre que les joueurs tiennent en ce moment même une réunion d’équipe par laquelle ils veulent demander le congédiemment de certains entraîneurs, certains menaçant même de quitter le programme s’ils sont de retour (info de @moekhan19).
Mécontentement à Concordia pour une raison bien simple: un groupe si talentueux qui est mal encadré et sous préparé; un groupe qui s’en va dans la mauvaise direction…
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Il est bien dommage de parler en mal d’un programme de la réputation des Stingers, mais c’est le cas. Coach McGrath avait bien raison sur une chose dans son article:Quelque chose se doit de changer…
Mais en pointant négativement du doigt les programmes francophones qui tentent par tous les moyens de s’améliorer, coach McGrath adopte une attitude défaitiste qui ne passera pas…
Une atittude qui démontre effectivement le besoin de changement…




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